03.07.2009

Le Brésil va-t-il s’engager dans la voie de la reconnaissance des couples de même sexe?

drapeau brésil.jpgAprès l’Inde hier, qui a vu la Haute cour de Delhi se prononcer pour la fin de la discrimination contre les homosexuels, c’est au tour d’un autre pays émergent de faire évoluer sa législation.

Le parquet général du Brésil a déposé jeudi une requête auprès de la Cour suprême fédérale pour qu’elle reconnaisse les unions entre personnes du même sexe et leur accorde les mêmes droits que les couples hétérosexuels. Au Brésil, il n’y a plus de loi pénalisant l’homosexualité, comme c’est toujours le cas en Inde. Mais malgré de nombreuses avancées ces dernières années, la reconnaissance des unions homosexuelles reste une des principales revendications des LGBT brésiliens (la suite).

L’État supprime une subvention au Centre LGBT de Paris IdF

centre LGBT.jpgUne subvention de 15000 euros entièrement supprimée par l’État, c’est la mauvaise nouvelle que vient de rendre publique Christine Le Doaré, la présidente du Centre LGBT de Paris Idf . Moins d’une semaine après la Marche des fiertés, qui a réuni plus de 300 000 homos dans Paris, le Groupement régional de santé public de la région Ile-de-France (GRSP), guichet unique qui  regroupe notamment les directions de la Dass et de la Drass, vient d’annoncer que la demande de subvention pour financer les actions sociales du Centre est entièrement supprimée (lire la suite).

26.06.2009

Communiqué commun APGL/Inter-LGBT : rencontre avec Jean LEONETTI

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Dans le cadre de la mission parlementaire sur l’avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers, l’Inter LGBT et l’APGL ont été reçues hier par le député Jean LÉONETTI. Elles ont pu lui réaffirmer les raisons pour lesquelles ce texte marque une avancée pour les familles recomposées et les familles homoparentales.

Ainsi l’exposé des motifs dans lequel est mentionné l’existence des couples de même sexe revêt un aspect symbolique mais aussi un appui juridique permettant de rappeler aux avocats et aux juges toutes les formes familiales visées par la loi.

Nous ne comprendrions donc pas qu’un paragraphe qui décrit la réalité sociologique actuelle de la parentalité fasse mention des familles recomposées et des familles monoparentale en décidant délibérément d’ignorer les familles homoparentales. Un tel choix serait un signe négatif qui leur serait envoyé et témoignerait d’une régression contraire à ce que viennent d’exprimer les citoyens consultés sur la loi bioéthique (soutien unanime à l’adoption par les couples de même sexe).

L’avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers comporte des avancées par rapport au texte de loi de 2002. Il permet à deux adultes de se mettre d’accord via la rédaction d’une convention pour instituer entre eux la répartition de la garde partagée ou d’autres actes de la vie quotidienne des familles recomposées et homoparentales. En cas de décès ou de séparation d’un ou des parents, cette convention homologuée contribue à résoudre de nombreuses difficultés de la vie quotidienne.

Nos attentes vont bien au delà du projet de Nadine Morano. Nous rappelons que sur ses questions, l’intérêt de l’enfant doit être au cœur des préoccupations du législateur, à commencer par l’intérêt à être élevé par les adultes qui s’impliquent dans sa vie quotidienne et ce dans le principe d’égalité de notre république, à savoir sans discrimination entre hétérosexuel(le)s et homosexuel(le)s. Si l’intérêt de l’enfant est de vivre entouré de ses deux parents du même sexe, alors le texte de loi doit l’envisager. Les familles homoparentales que nous représentons n’accepteraient pas un compromis en demi-teinte. « Ce statut serait instauré pour résoudre les difficultés de la vie quotidienne, mais aussi pour donner une force juridique aux liens affectifs qui se créent entre ces enfants et les adultes qui les élèvent, même s’ils ne sont pas les parents biologiques… » énonçait le candidat Nicolas Sarkozy en 2007.

Nous rappelons que le Président de la République avait promis une adoption rapide d’un texte qui règle la situation des familles recomposées comme celle des familles homoparentales. Nous ne comprendrions donc pas que l’actuelle majorité mette le Président dans l’incapacité de tenir l’un de ses engagements majeurs de la campagne électorale de 2007.

A vingt-quatre heures de la Marche des fiertés LGBT, l’annonce d’un pas vers l’égalité réelle comblerait celles et ceux qui demandent la reconnaissance de leurs familles recomposées et homoparentales, afin d’assurer la sécurité des liens qui les unissent à leurs enfants.

19.06.2009

le Parlement lituanien interdit toute "propagande" relative à l'homosexualité

Ilga.jpgCommuniqué de l'ILGA-Europe

 

Paris, 17 juin 2009

En Europe, le Parlement lituanien interdit toute "propagande" relative à

l’homosexualité et la bisexualité dans les lieux accessibles à la jeunesse !

A Vilnius, le Parlement lituanien a voté le 16 juin, par 67 voies contre 3 et 4 abstentions, une loi de protection des mineurs contre les effets préjudiciables d’informations publiques.

Cette loi a notamment  pour conséquence d’interdire toute information relative à l’homosexualité et à la bisexualité à l’école et dans tout autre lieu accessible aux jeunes.

Déjà le 11 juin, un autre texte proposant de punir d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement, les personnes accusées de promouvoir  l’homosexualité, avait bien failli être adopté.

La loi votée hier était fortement soutenue par la coalition conservatrice au pouvoir qui « défend le modèle familial traditionnel ».

Tout comme  l’ILGA-Europe*, le Centre LGBT Paris IdF est abasourdi par la direction prise par la Lituanie qui effectue un spectaculaire retour arrière dans le passé.

Aucun autre pays européen n’a adopté de loi discriminant et stigmatisant ainsi ouvertement l’homosexualité. Ce texte serait une copie de la section 28 de la loi britannique de 1986 abrogée en 2003.

Il institutionnalise la discrimination à l’encontre de l’homosexualité et de la bisexualité, il compromet le droit à l’éducation et sape tout travail de prévention contre les LGBTphobies. Il renforce l’isolement dans lequel se trouvent les jeunes LGBT.

« N’importe qui en Lituanie peut tomber sous le coup de cette loi… Il n’y a pas de définition de la propagande ni de ce que sont les valeurs familiales …  » a notamment déclaré Henrikas Mickevicius, Directeur du  Human Rights Monitoring Institute, basé à Vilnius.

A l’évidence, la loi adoptée par le Parlement lituanien est contre le principe de non discrimination consacré par la Convention Européenne des Droits Humains et par la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne dont fait pourtant partie la Lituanie ainsi que par l’ensemble des Traités des Droits Humains des Nations Unies.

Les institutions européennes doivent réagir sans tarder et exiger de la Lituanie qu’elle respecte les textes de l’Union à laquelle elle appartient.

* l’ILGA-Europe : International Lesbian and Gay Association

27.05.2009

La cour suprême de Californie confirme la Proposition 8

californie.jpgLe 4 novembre dernier, la joie qu’éprouvait la communauté LGBT après l’élection de Barack Obama avait été immédiatement gâchée par l’adoption de la Proposition 8 en Californie, et de ses petites sœurs dans trois autres États. La Proposition 8, ou Prop 8, qui visait à interdire le mariage aux couples de gays ou de lesbiennes, avait été soumise au référendum après la décision de la cour suprême de Californie d’autoriser les couples homosexuels à se marier, en mai 2008, il y a un an. Environ 18000 couples ont eu le temps de bénéficier de cette ouverture.

Hier, la cour suprême de Californie, toujours elle, a décidé, par 6 voix contre 1, que, contrairement à ce qu’affirmaient les opposants à Prop 8, le référendum était légal. Les associations LGBT estimaient en effet que le texte avait pour effet de modifier la Constitution de manière illégale et que les décisions concernant les droits des minorités ne devaient pas être soumises à la majorité simple mais à la majorité des deux tiers.

Paradoxalement, la cour a également décidé – à l’unanimité – que Prop 8 n’avait pas d’action rétroactive et que les mariages déjà contractés restaient valides, créant ainsi deux catégories de couples de même sexe, ceux qui ont pu se marier, et les autres, ce qui laisse présager quelques divorces ou successions épiques dans les prochaines années.

À l’annonce de la décision, des rassemblements plus ou moins spontanés ont eu lieu un peu partout dans le pays, ainsi qu’au Canada, et les partisans de l’ouverture du mariage aux couples homos ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils ne baissaient pas les bras.

Pour lire le dossier de Yagg, cliquer ici

25.05.2009

Élections européennes du 7 juin : pour une majorité de gauche défendant les droits des lesbiennes, des gays, des bis et des trans !


logoHES.gifLe dimanche 24 mai, les socialistes européens se sont rassemblés à Rome. Des militants et des parlementaires socialistes venus d’Allemagne, du Bélarus, du Danemark, d’Espagne, de France, de Grèce, d’Italie, de Pologne, du Portugal, de Roumanie et du Royaume-Uni ont participé à un meeting consacré aux droits des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) en Europe.
Le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen, a rendu publique à cette occasion une déclaration réaffirmant les engagements des socialistes aux côtés des militants LGBT.
Plusieurs questions politiques vont faire l’objet de décisions dans la prochaine législature européenne. Les socialistes européens soutiennent le projet de nouvelle directive protégeant tous les citoyens contre les discriminations. Ils se battent pour obtenir la reconnaissance mutuelle, entre tous les Etats membres, des mariages et partenariats entre couples de même sexe, ainsi que des familles LGBT. Ils se mobilisent contre les violences homophobes et transphobes, y compris dans le cadre des politiques étrangères de l’Union.
Le Parlement européen a été, pendant la dernière législature, une institution impliquée dans la défense des droits des personnes LGBT. HES (Homosexualités et Socialisme) et ses partenaires du réseau Rainbow Rose comptent sur une majorité de gauche au Parlement européen pour faire progresser les droits partout en Europe, dans tous les domaines de la vie sociale. Dans les parlements nationaux et les institutions européennes, toutes les politiques favorables aux droits des personnes LGBT ont été adoptées grâce à l’engagement des socialistes.

http://www.hes-france.org/

Télécharger la déclaration de Poul Nyrup Rasmussen : http://www.rainbowrose.eu/IMG/pdf/STATEMENT_RAINBOW_R...

15.05.2009

En france, absence de toute politique pour l’égalité des droits

logoHES.gifCommuniqué de HES

Le dimanche 17 mai 2009 sera célébrée, en Europe et dans le monde, la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHO).
En France comme dans les autres pays de l’Union européenne, ce sont les socialistes et leurs alliés qui ont ouvert la voie vers l’égalité des droits pour les lesbiennes, les gays, les personnes bisexuelles et trans, ainsi que leurs couples et leurs familles. Il en va de même au Parlement européen, et ce de manière décisive, puisque c’est surtout au niveau de l’Union européenne que s’élaborent désormais les législations contre les discriminations.
A la veille des élections européennes du 7 juin prochain, alors que le Gouvernement tente de faire croire qu’il s’engage contre l’homophobie, notamment à l’occasion du congrès mondial sur les droits de l’Homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, organisé ce vendredi 15 mai, les socialistes entendent rappeler les prises de position concrètes de l’UMP et du Parti Populaire Européen (PPE), dont est membre Nicolas Sarkozy.
Le 2 avril dernier, lors de l’adoption du rapport de la députée européenne Kathalijne Buitenweg sur la proposition de directive horizontale pour l’égalité de traitement et contre les discriminations fondées sur la religion ou les convictions, le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle, les élus de l’UMP se sont notamment prononcés :
  • pour l’exclusion des PME du champ d’application des dispositions anti-discrimination ;
  • contre l’obligation faite aux Etats de permettre aux associations de se porter partie civile, pour favoriser l’accès des victimes à la justice ;
  • contre la généralisation de l’obligation d’indemniser les victimes de discrimination ;
  • contre le renversement de la charge de la preuve en faveur des victimes, comme c’est pourtant le cas dans le cadre des directives anti-discrimination déjà adoptées.
Lors de l’ouverture des votes en session plénière, le PPE et l’UMP avaient par ailleurs soutenu un amendement visant à rejeter la proposition de directive de la Commission, la grande majorité des élus de la droite européenne confirmant ainsi son refus de tout progrès législatif en ce sens lors du vote final du Parlement.
Durant l’ensemble de la législature européenne 2004-2009, toutes les avancées en faveur des Droits fondamentaux des personnes LGBT ont été soutenues par des majorités dont le Parti Socialiste Européen (PSE) constituait le premier bataillon, alors que la majorité des élus du PPE les ont combattues. C’est dans ces conditions qu’ont été adoptées les résolutions du Parlement européen contre l’homophobie en Europe, en janvier 2006 et en avril 2007, de même que le rapport sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne de janvier 2009, porteur de plus d’une centaine de propositions concrètes pour l’égalité de tous les citoyens en Europe.
Le Parti socialiste et tous les autres partis membres du PSE ont réaffirmé, dans leur Manifeste pour les élections européennes de 2009, leur engagement en faveur de l’égalité et de la diversité. Les socialistes européens continueront, ensemble, à soutenir l’adoption de la directive horizontale combattant toutes les discriminations, qui dépend désormais du Conseil des ministres, et défendront les améliorations proposées par le Parlement européen. Ils proposent également de garantir l’égalité de traitement sans discrimination pour tous les citoyens européens quand ils se déplacent dans l’Union, en recherchant la reconnaissance dans tous les Etats des mariages, des contrats d’union civile et des droits parentaux légalement enregistrés dans un autre Etat membre.
Dans le droit fil de leur positionnement depuis 2004, les élus socialistes européens seront attentifs à ce que les institutions européennes, et notamment la Commission, dont la nomination est soumise à l’approbation du Parlement, se donnent un programme de travail concret pour l’égalité et contre les discriminations. Ils s’appuieront sur leur expérience récente : ces derniers mois, le groupe PSE a notamment contribué à l’adoption d’une Décision cadre sur la lutte contre le racisme et la xénophobie au moyen du droit pénal, qui établit les actes punissables dans tous les Etats membres de l’Union. Le PS défend l’extension de telles mesures aux actes homophobes.
L’édition 2009 de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie est notamment dédiée à la lutte contre les violences et les discriminations subies par les personnes trans. Un appel international contre la transphobie et pour le respect de l’identité de genre a été lancé par le Comité IDAHO, et a déjà recueilli le soutien du Parti socialiste et de nombreuses autres organisations de gauche.

08.05.2009

L'Europe et les droits LGBT

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28.04.2009

Agressions à caractère homophobe : l’Inter-LGBT réclame des actions fortes des pouvoirs publics



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COMMUNIQUE DE PRESSE DU 27 AVRIL 2009

Après plusieurs agressions à caractère homophobes commises par des jeunes gens, l’Inter-LGBT réclame des actions fortes de la part des pouvoirs publics, particulièrement en matière éducative.

L’Inter-LGBT a appris hier qu’une agression homophobe avait eu lieu samedi à Laval, où des jeunes se réclamant du Mouvement catholique de France ont insulté le patron d’un bar gay de la ville avant de le frapper sauvagement au visage, et ont également frappé un client.

Le 22 mars, un groupe prétendant défendre l’honneur du Pape a agressé physiquement et insulté de façon violemment homophobe des militant-e-s de la lutte contre le sida qui menaient une action pacifique à Paris.

La semaine dernière, ce sont trois homosexuels qui ont été agressés dans le 3ème arrondissement par une quinzaine de jeunes, qui les ont roués de coup de poing et de pied.

Vendredi dernier, la police arrêtait deux malfaiteurs qui avaient pris l’habitude de s’en prendre à des homosexuels repérés dans le Marais pour les suivre et leur extorquer sous les coups et la menace leur argent, leur carte bancaire et leur code.

Le 20 avril dernier, six hommes ont été renvoyés devant les assises du Val-de-Marne par un juge d’instruction de Créteil, pour plusieurs agressions à caractère homophobe, dont celle de Bruno Wiel en 2006, retrouvé nu dans le parc des Lilas de Vitry, souffrant d’un traumatisme crânien et thoracique grave et qui garde de très graves séquelles de son agression.

La liste pourrait être égrainée encore longuement, qu’il s’agisse du couple homosexuel agressé au début du mois en Martinique ou de ces deux jeunes homosexuels roués de coups de poing et de pied à Sète en début d’année.

Dans la très grande majorité des cas, ces agressions sont commises par des jeunes hommes, parfois mineurs.

L’Inter-LGBT et de nombreuses autres associations qui réalisent des interventions en milieu scolaire ont eu l’occasion plusieurs fois de réclamer des pouvoirs publics, et plus particulièrement du Ministère de l’éducation nationale, que des actions fortes soient menées en matière éducative pour faire reculer l’homophobie. Presque un an après la dernière marche des fiertés parisienne et de certaines marches en région qui avaient précisément pour thème la lutte contre les discriminations par l’éducation, le bilan est mitigé. Le ministre avait pris des engagements forts et si certes la circulaire prévoyant la rentrée 2009 pointait la nécessité de lutter contre l’homophobie, l’engagement de distribuer du matériel de prévention (brochures à destination du personnel, affiches et "cartes-mémo"destinées aux élèves) dans les lycées au cours du premier trimestre de l’année scolaire n’a pas été tenu, et ne l’est toujours pas au début du troisième.

C’est la raison pour laquelle l’Inter-LGBT, en lien avec le Collectif Education contre les LGBTphobies en milieu scolaire a décidé d’envoyer un courrier commun au ministre de l’éducation pour faire avec lui le bilan des engagements pris et des actions véritablement entreprises, et exiger leur mise en œuvre. Compte-tenu de la recrudescence d’actes à caractère homophobes commis par des mineurs, il lui sera demandé que les mesures envisagées l’an dernier pour les lycées soient également mis en œuvre dans les collèges.

L’Inter-LGBT, qui salue la capacité du Ministère de l’éducation à se saisir de ses responsabilités et à mettre en place des actions exemplaires lorsque des agressions à caractère raciste ou antisémite sont commises à l’école comme à l’extérieur de l’école, ne comprendrait pas que des actions d’aussi grande portée ne soient pas menées pour faire reculer la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie.

Plus généralement, l’Inter-LGBT estime urgent que les pouvoirs publics condamnent avec la plus grande vigueur l’ensemble des violences homophobes chaque fois qu’il en est commis, et mettent en œuvre une politique publique visant à les éradiquer, particulièrement par l’information, l’éducation et la prévention. La réalisation de l’égalité des droits, toujours attendue par les lesbiennes, les homosexuels et les transsexuel-le-s, contribuerait elle aussi à faire reculer la perception selon laquelle les personnes LGBT sont encore, dans ce pays, des citoyen-ne-s de seconde zone, justifiant alors que des comportements ou des violences discriminatoires leurs soient infligées.

22.04.2009

Le Parlement hongrois a adopté, lundi 20 avril 2009, une loi créant un partenariat civil ouvert aux couples de même sexe.

Communiqué d'HES, Homosexualités et Socialisme

 

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Le Parlement hongrois a adopté, lundi 20 avril 2009, une loi créant un partenariat civil ouvert aux couples de même sexe. Ce progrès a été permis par l’engagement unanime des députés socialistes, qui forment la majorité du gouvernement du Premier ministre Ferenc Gyurcsany. L’opposition de droite, membre du Parti populaire européen (PPE) à l’instar de l’UMP, s’est opposée à toute reconnaissance des couples de même sexe.

Le gouvernement hongrois avait engagé le débat dès 2007, en présentant au Parlement un projet de loi voisin du pacs français, créant un statut du couple intermédiaire entre le mariage et le concubinage, et ouvert à tous les couples. Ce premier projet de loi, adopté en décembre de la même année, avait été censuré par la Cour constitutionnelle hongroise peu avant son entrée en vigueur, prévue pour le 1er janvier 2009. Cette juridiction avait en effet estimé que la protection du mariage par la Constitution hongroise rendait impossible en l’état l’établissement d’un autre statut du couple ouvert aux couples hétérosexuels.

Le Parti socialiste hongrois a donc choisi, le 16 février dernier, de déposer au Parlement un nouveau projet de loi sur un partenariat civil limité aux seuls couples de même sexe. Comme dans le projet initial, les couples concernés bénéficieront des droits associés au mariage, à l’exception de la possibilité de prendre le nom du conjoint et du droit à l’adoption conjointe et à la procréation médicalement assistée. De plus, la loi adoptée prévoit une reconnaissance des couples vivant en concubinage, de même sexe comme de sexes différents.

HES (Homosexualités et Socialisme) salue cette avancée vers l’égalité des droits, et souligne qu’une fois de plus, la gauche européenne est à l’origine de progrès dans la reconnaissance des couples et des familles LGBT, alors que les forces de droite s’y refusent par principe. HES s’associe également aux associations LGBT hongroises dans leur demande de nouveaux progrès qui, comme en France, seront nécessaires pour conduire, à terme, à l’égalité pour les citoyen-ne-s LGBT.

http://www.hes-france.org/

08.04.2009

L'État du Vermont ouvre le mariage aux couples de même sexe

Vermont Le Vermont est le quatrième État américain – le cinquième si l'on compte la Californie avant la Proposition 8 – à autoriser les couples gays et lesbiens à se marier, après le Massachusetts, le Connecticut et l'Iowa il y a quelques jours. C'est aussi le premier à légiférer sur le sujet sans y être obligé par une décision de justice. Le gouverneur de l'État Jim Douglas avait mis son veto au texte, mais les législateurs ont décidé de passer outre, par 23 voix contre 5 au Sénat et 100 voix contre 49 à la Chambre. Les deux tiers des voix dans les deux assemblées étaient nécessaires pour l'emporter sur le veto.

En 2000, le Vermont était devenu le premier État à adopter une union civile pour les couples homos. Le gouverneur, à l'époque, était Howard Dean, candidat malheureux des primaires démocrates à l'élection présidentielle de 2004.

Judith Silberfeld (YAGG)

02.04.2009

Plus qu'un témoignage d'homoparentalité

DEUX FEMMES Emedium_2couvediteur.gifT UN COUFFIN

UNE HISTOIRE D’ADOPTIONS HOMOPARENTALES


Préface de Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste

( http://genevieve.delaisi.free.fr )

Pour recevoir  un exemplaire de ce livre

à un prix réduit (13 euros au lieu de 19, frais de port compris)

envoyez-moi un mail à claire.altman@orange.fr :

je vous le ferai parvenir très rapidement.

Quelques critiques :

« Le récit de Claire Altman, passionné, caustique, documenté de façon quasi

ethnologique, sur la famille qu’elle a formée avec sa compagne, n’est pas un simple

témoignage. On peut même parier qu’il va changer le regard de ceux qui ont eu jusqu’ici

une opinion arrêtée sur ce phénomène nommé un peu rapidement homoparentalité. »

Libération – 26 mai 2005

« Préjugés, incompréhension, discrimination, les couples homosexuels qui veulent adopter

(…) s’exposent à une foule de difficultés. Claire Altman en connaît beaucoup sur le sujet.

Un témoignage comme celui-ci semble essentiel. Il est revendicateur dans son essence.

Il présente une réalité souvent passée sous silence. Il faut donc espérer que les choses

changeront avec le temps… notamment grâce à des témoignages comme celui de Claire

Altman. »

Jean-Sébastien Vallée – La Référence n°33 – janvier 2006

www.la-reference.info

« Cette "histoire d'adoptions homoparentales" est le témoignage de deux femmes en

couple et de leur parcours à chacune face à l'adoption quand on est lesbienne. Pas

facile, mais enthousiasmant ! Il se lit comme un roman et apporte de l'eau au moulin à

celles et ceux qui veulent former, après tout, "une famille comme les autres". »

Librairie Violette and Co -

http://www.violetteandco.com

Résumé de l'histoire :

Deux femmes et un couffin est l’histoire de deux femmes qui décident que

leur tour est venu de donner naissance à une famille. Gageure ? Impossible pari ? A la fin des

années 80, l’homoparentalité est terra incognita, l’homosexualité ne se revendique pas, elle se

laisse tolérer, reléguer à la marge. Elle interdit en tout cas la vie de couple, la vie de famille.

D’emblée, l’une de ces femmes, Sophie, a choisi d’adopter, l’autre, Claire la narratrice, pas,

se mettant en quête d’un père potentiel. Comment faire cependant ? De la fausse bonne idée

du recours au cercle familial (le « beau-frère ») aux petites annonces lancées dans le journal

Libération comme autant de bouteilles à la mer, c’est une suite d’aventures tragi-comiques

qui les mèneront de l’Europe du nord au Moyen-Orient, en pure perte.

Leurs chemins alors se rejoignent pour affronter ensemble l’odyssée de deux adoptions. Elles

devront surmonter les épreuves et investigations réservées à ceux et celles qui ont choisi ce

parcours du combattant, à la différence près que, pour elles, bien évidemment, tout est

doublement plus compliqué. Ce livre, qui se déroule comme un roman, veut témoigner de

l’universalité du désir d’enfant, désir qui n’est pas soluble dans la nomenclature des

orientations sexuelles.

La famille enfin formée, ramenée du bout du monde, rayonne quelque vingt ans après de la

volonté d’exister et d’être une famille comme les autres.